Archives du mois Avril 2017

Quel(s) fondement(s) pour la psychanalyse ?

Quel(s) fondement(s) pour la psychanalyse ?

Invités à répondre sur quel fondement ils ne céderaient pas, huit psychanalystes, d’appartenance théorique diverses, débâtirent lors d’un colloque récent en France.
 
L’un d’entre eux, Bernard Chervet, pédopsychiatre et psychanalyste, ancien président de la Société Psychanalytique de Paris, écrivit un article dans lequel il offre une réponse claire : ne céder sur aucun fondement car cela ne serait qu’un appauvrissement de la complexité nécessaire pour aborder le psychisme humain.
 
Comparant cette injonction à choisir un seul concept au schibboleth biblique ––qui, permettant de distinguer les appartenances différentes, avait des conséquences dramatiques–– il réplique : «Tout ce que produisent les humains nous concerne ». Idée que tout psychanalyste, et psychologue, partage.
 
Chervet enchaine sur la tentation naïve de simplifier le metapsychologie, indéfectiblement suivie de l’espoir de se libérer du difficile travail psychique nécessaire pour opérer des changements profonds.
 
Lire l’article.

(0) 28/04/2017 13:25h Uncategorized

Compréhension et traitement psychologique des comportements autodestructifs

Compréhension et traitement psychologique des comportements autodestructifs

Les comportements autodestructifs sont, au premier abord, les plus énigmatiques et contre-intuitifs des troubles psychiques. Comment est-il possible que quelqu’un veuille se nuire ?
 
Cela va directement à l’encontre de l’évidence apparemment limpide selon laquelle la recherche du plaisir et du bonheur est universelle. Il y a quelque chose de choquant dans le souhait de se faire du mal, de ne pas se protéger, de chercher la souffrance. Les personnes qui découvrent cette facette d’elles-mêmes en sont souvent profondément troublées.
 
Et pourtant, en prenant un peu de recul, nous constatons que les comportements autodestructifs sont loin d’être rares.
 
Certes, ils se présentent parfois sous des formes nettes et facilement repérables, où le désir de se détruire est manifeste et conscient (ou presque) : l’automutilation, certaines toxicomanies ou l’exposition volontaire à la violence des autres en sont quelques exemples.
 
Toutefois ces formes-là, si flagrantes, ne sont aucunement l’expression la plus commune des comportements autodestructifs. Toutes les formes subtiles et compulsives d’autosabordage, dont l’individu n’a aucune conscience et qui portent efficacement atteinte à son bien-être, s’avèrent bien plus fréquentes. 
 
Se rabaisser automatiquement, chercher l’humiliation à son insu, tout appréhender par un biais négatif, subir de mystérieux échecs répétitifs, s’accrocher  insidieusement (et fermement) à des situations délétères ou se retrouver continuellement dans la position de victime sont parmi les nombreuses manières mises en œuvre pour se faire du tort.
 
Notons également que, d’un point de vue plus large, certaines idéologies apposent un sentiment valorisant –souvent de supériorité morale– sur la souffrance. Elles attirent ainsi des individus qui cherchent une justification intellectuelle à leurs besoins autodestructifs inconscients.
 
En approfondissant toutes ces situations, nous décelons l’impossibilité transparente de se permettre d’être simplement heureux, mais aussi, et de façon nettement moins évidente, le plaisir clandestin pris dans la souffrance –clandestin puisqu’il est inacceptable du point de vue de la conscience.
 
Comment est-ce possible ?

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(0) 10/04/2017 11:37h Psychanalyse à Madrid, Psychanalyste à Madrid, Psychologue à Madrid